Construisons ensemble notre territoire : allons-y

Le vote de dimanche est sans appel : Boris Lemaire et ses colistiers dominent nettement le scrutin avec plus de 57 %, reléguant la liste des sortants à 26 % et la troisième liste à moins de 17 %.

Une élection surprise ? Mais non bien sûr

« Boris Lemaire crée la surprise » titre Ouest-France. Pourtant nombreux étaient les indices favorables pour la liste « Construisons ensemble notre territoire. » D’abord la consistance de cette liste qui rassemble des candidats enracinés dans la vie locale, la vie associative, sportive, culturelle, des candidats aux compétences reconnues, qui se sont préparés sérieusement à exercer les responsabilités. Tout cela se voyait dans le programme élaboré collectivement, fondé sur une bonne connaissance des atouts et des carences du territoire et des attentes des Questembertois. Chacun pouvait se rendre compte que Boris Lemaire était prêt pour assumer le leadership et qu’autour de lui, plusieurs personnes, hommes et femmes, étaient à même de prendre des fonctions dans l’exécutif municipal.

Le socle de son électorat était bien repéré et il était facile de voir qu’il s’était élargi à des groupes qui avaient plutôt soutenu la liste victorieuse en 2014. En sens inverse, cette liste, le Nouvel Elan, s’était fracassée contre les réalités de la commune et beaucoup d’électeurs ont été profondément déçus tant des résultats obtenus que de l’ambiance générale. On a bien perçu le manque d’enthousiasme des uns et des autres pour envisager un nouveau mandat. Et pour gagner une élection, il faut montrer de l’envie, pour en donner aux électeurs !

Enfin, M. Poyedemenge a tenté une construction nouvelle, dont, je crois, les électeurs n’ont pas compris l’orientation générale et sa liste manquait de l’accroche locale qui compte beaucoup aux élections municipales.

Et maintenant au travail !

Oui, c’est maintenant qu’il faut mettre en pratique l’ambition affichée de « construire ensemble notre territoire ». Dans un contexte extrêmement difficile : nous ne sommes qu’au début de l’épidémie de covid-19. Et pourtant, ce ne sont pas les sujets importants qui manquent : comment redonner de l’attractivité à notre petite ville et singulièrement aux commerces du centre ? Comment relancer le projet de territoire de Questembert communauté ? Comment retisser les liens de la vie associative ?

Quelle opposition ?

A priori, les deux élus de la liste de M. Poyedemenge devraient mettre en pratique les principes affichés dans leur programme : un Questembert participatif, citoyen et durable. Personne ne peut douter que les colistiers de Mme Danilo s’écarteront de ce qu’ils écrivaient dans le dernier magazine municipal : ils ne donneront donc pas dans le systématisme de la critique et choisiront la coconstruction. Allez, on parie ?

Informer, communiquer, une obligation pour les élus

Je lis avec étonnement la déclaration de Mme Danilo (interview à Ouest-France) qui prétend succéder à Mme Martin; elle affirme que « le problème à Questembert Communauté, et dans une moindre mesure, à la ville, c’est un manque de communication auprès de la population. Les gens savent-ils qu’on a un PIJ (Point d’Information Jeunesse), un CMP (Centre Médico Psycho), c’est qu’est le pass-culture pour les jeunes? »

Mme Danilo parle de Questembert Communauté, de la communication insuffisante
La communication de Questembert Communauté, de la ville de Questembert

Mme Danilo a raison : bien des gens ignorent que ces services sont à notre disposition, ilS ne savent pas non plus de quoi il s’agit. Elle-même semble mélanger ce qui est du ressort de la Communauté (le PIJ), ce qui relève de l’EPSM de St-Avé (le CMP), ce qui a été mis en place par l’État en 2019 (le pass culture). En effet, les Questembertois ont accès à ces services, et à bien d’autres. Ils ne le savent pas. On pourrait dire que c’est de leur faute. Sans doute. Cependant Mme Danilo a raison sur le manque de communication… Il me semble qu’elle était en position d’y répondre au moins partiellement.

Bulletin municipal et communautaire, site internet, presse, radio, etc

Manque de communication? Mais à qui la faute? A quoi sert donc le bulletin municipal s’il n’apporte pas les informations essentielles? Était-ce une bonne idée d’en faire un magazine bimestriel et d’en réduire le contenu informatif? Quant au bulletin communautaire, il ne paraît que deux fois par an. C’est insuffisant.

La municipalité a voulu se doter d’un site internet, sans doute pour ne pas dépendre du site internet communautaire, et aussi peut-être pour contrer le site des élus minoritaires. Malheureusement, le site officiel est d’une grande pauvreté. Allez voir la page « budget » : vous y trouverez des infos sur le budget 2018! Le site officiel est complété par une newsletter, et par une page Facebook.

A côté de ces outils d’information du public, la ville peut aussi s’appuyer sur la presse, la radio, la télé. Sans pour autant vouloir imposer des points de vue à ces médias : même les correspondants locaux des journaux n’aiment qu’on tente de leur forcer la main. Malheureusement, notre ville est très peu présente dans la presse quotidienne.

Difficile de se plaindre que l’information ne passe pas quand on ne se donne pas les moyens de la diffuser.

Manque de transparence? Pas vraiment, quand même

Et pourtant l’information existe, elle est à disposition de qui veut bien la chercher. Voilà pourquoi j’ai été surpris de lire dans les documents de la 3ème liste : « le budget [sera] équilibré et transparent ». D’abord, le budget communal est équilibré, car c’est une obligation légale, que les municipalités respectent, celle de Questembert aujourd’hui, comme celle d’hier. Je trouve toujours ennuyeux de fonder sa propagande sur des informations fausses!

Oui, le budget est équilibré, et la commune dégage un autofinancement solide, comme cela a été montré lors du vote du compte administratif au dernier conseil et comme le montre le tableau ci-dessous qu’on trouve facilement sur le site du ministère à l’onglet Comptes individuels des collectivités.

La synthèse des comptes de la commune sur le site du ministère

Donc les finances de la commune sont dans une situation satisfaisante, comme elles l’étaient durant les mandats précédents. Et cette information est à la disposition de tous : rien n’est caché. Les documents budgétaires sont à la disposition de tous les habitants, sur simple demande. Difficile de promettre un budget transparent; il l’est déjà! Il arrive parfois que l’on masque sa propre ignorance en faisant croire qu’il y a des secrets, des complots : « on nous cache tout, on nous dit rien! » chantait autrefois J. Dutronc.

Une meilleure information, plus de pédagogie

S’il y a des progrès à faire, c’est, comme le dit Mme Danilo, dans l’information et la communication. Ce sera probablement un des enjeux du prochain mandat.

Autre surprise : pour éviter de gaspiller l’eau potable – noble ambition, à partager avec tous nos concitoyens – il faut un « suivi actif du réseau d’eau potable ». Certainement, et les délégués de la Commune au SIAEP de la région de Questembert y sont très attentifs. Ils présentent chaque année au conseil municipal le Rapport sur le Prix et la Qualité du Service accessible à tous. On peut y trouver l’indicateur de rendement des réseaux qui se situe, pour le SIAEP de Questembert à 84,30%, la moyenne nationale étant juste au-dessous de 80% (voir la page 22 du RPQS). En zone urbaine, le rendement est en moyenne de 85%, en milieu rural, comme chez nous, il est plutôt à 75%. Oui, il y a des progrès à faire, mais c’est mieux de savoir d’où on part.

Gaspiller l’eau potable?

Opposant systématique, vraiment ?

La dernière tribune des élus de ce qui est encore la majorité municipale vaut son pesant de cacahuètes. Ah que la vie serait belle s’il n’y avait pas eu d’opposition. Surtout si certains opposants avaient démissionné plus tôt. Parce qu’ils faisaient de l’opposition « systématique ».

Dans la tribune des élus de la « majorité »

D’aucuns ? Qui donc ?

« D’aucuns dont les critiques tendaient facilement au systématisme ayant démissionné… » Derrière cette expression alambiquée, je dirais même jésuitique, qui est visé ? Gérard Launay, qui a quitté le conseil en novembre 2018 ? Non, pas lui, il est trop consensuel, ce qui ne l’empêchait pas de dire ses points de désaccord. On se rappellera pourtant la façon indigne dont Mme la Maire et ses proches ont entendu ses derniers propos. Donc, je dois comprendre que c’est de moi qu’il s’agit. Alors, puisque ceci est mon blog personnel, je vais donner mon point de vue.

Opposant systématique ?

En fait, il y a au moins un projet de la municipalité que j’ai approuvé : la construction de l’école. J’avais défendu l’hypothèse d’un emplacement différent, sur le stade d’honneur, mais une fois ce point tranché, j’ai suivi avec intérêt le développement du chantier. Et le résultat final est excellent.

Malgré des réserves sur la « cité équestre », à laquelle je ne croyais guère, je me suis abstenu d’en faire état publiquement. Mettant ainsi en pratique un principe auquel je tiens : ne pas se réjouir des échecs de notre commune. Je le disais à Mme Martin et à ses colistiers dès le soir de l’élection en 2014 : « J’aime trop ma commune pour souhaiter votre échec. » Et j’ai expliqué les principes qui m’ont guidé en tant qu’élu d’opposition dans un éditorial de Questembert Créative et Solidaire.

Des désaccords parfaitement assumés

Oui, j’ai critiqué sévèrement l’arrêt des Festives Halles. Je n’étais pas le seul. Et bien des Questembertois aujourd’hui regrettent cet abandon. Le limogeage d’Yves Martin, DGS, m’a choqué, mais il était assez significatif de leur vision du personnel communal. J’ai critiqué la vente de la maison Guillement pour 45 K€ (elle est proposée à la revente, après travaux, pour 260 K€). J’ai dit mon opposition à la suppression de lemplacement réservé entre la mairie et la rue du Calvaire. J’avais affirmé qu’il n’était pas raisonnable de vouloir transformer en vestiaires sportifs les locaux préfabriqués un temps utilisés par le cabinet infirmier (on en parlait dans ce compte-rendu de conseil). J’ai trouvé inapproprié de faire un cimetière (on n’en parle plus, tiens) sur des terrains prévus pour l’habitat.
Je ne parlerai pas de la Communauté de Communes où très vite les représentants de la majorité ont perdu tout crédit. Ils ont seulement contribué à empêcher le projet communautaire de se développer.

Oui la liste est assez longue des points sur lesquels j’ai exprimé mon désaccord. Mais si vous faites le bilan des six années écoulées, que restera-t-il de positif pour notre ville et la communauté ? Il faudra une formidable énergie pour redonner du souffle aux projets de notre commune. Je connais une équipe qui n’en manque pas.

Les finances au conseil communautaire

Les délibérations sur la boucle équestre de randonnée étaient anecdotiques, l’avis sur le SRADDET aurait mérité plus d’attention et d’approfondissement. Mais pour cette dernière réunion de la mandature, le 24 février, les finances (Comptes administratifs et Débat d’orientation budgétaire) étaient le plat de résistance. En résumé, les finances de la Communauté sont saines. Une gestion serrée, qu’il faut reconnaître, mais ne faudrait-il pas reprendre un peu de hauteur et penser au projet de territoire ?

Des excédents importants

La dernière colonne du tableau nous montre l’excédent de clôture à la fin 2019 : près de 7,5 M€, pas loin d’un million d’euros en plus par rapport à 2018, où l’excédent s’élevait à 6,5 M€. Il est vrai que l’accroissement vient d’abord de la vente de la pépinière d’entreprises de Kervault et des gîtes de Kerioche au Moulin Neuf.

La vente de la pépinière (400 000 €) à l’entreprise Magma Composites qui s’y est installée en 2017 et qui s’est fortement développée était évidemment un moyen de la fixer sur notre territoire. C’est d’ailleurs le but des « pépinières d’entreprises » comme le rappelle cet article de février 2018 dans Ouest-France Pépinière : 15 ans, 26 entreprises accueillies.

Déjà, en 2006, on pouvait déjà dresser un bilan positif de notre pépinière d’entreprises.

Quant à l’acquisition des gîtes de Kerioche (336 000 €), elle était dans les projets de la Société Terres de France qui gère le village vacances du Moulin Neuf.

Clairement, le produit de ces ventes a vocation à financer des investissements : il faudra sans doute que la Communauté se dote d’une nouvelle pépinière. On pourrait d’ailleurs se demander pourquoi le projet est encore dans les limbes ! Et il faudra aussi renforcer l’attractivité globale du site du Moulin neuf.

Mais ces recettes exceptionnelles ne doivent pas masquer l’importance des excédents cumulés… depuis longtemps : l’excédent cumulé était déjà de 5 M€ au compte administratif de 2013. Il s’agit de couvrir comptablement les « déficits » des budgets annexes et singulièrement ceux des zones d’activités. En effet, l’acquisition et l’aménagement des zones d’activités ont été financés sans emprunt, sur les ressources du budget principal… auquel les budgets annexes des zones d’activités se trouvent en dette, une dette qu’il faut provisionner. Il s’agit pourtant d’une excessive prudence : les terrains ont aujourd’hui une valeur patrimoniale (près de 3,7 M€, comme on le voit dans le tableau ci-dessous).

Cependant, quand les terrains sont revendus pour l’activité économique, le prix de vente est inférieur au coût de production : la communauté vend à perte pour favoriser le développement économique ! Il est donc nécessaire de provisionner ce déficit final, mais pas au-delà.

Incidemment, il serait intéressant que le conseil soit informé régulièrement de l’action économique, et pas seulement au moment du rapport annuel d’activités ou au moment du compte administratif.

Des ressources qui permettent un projet plus ambitieux

Le débat d’orientation budgétaire s’est malheureusement limité à une présentation technique, impeccable, il faut le dire. Mais il n’y a pas eu vraiment débat : pour une bonne partie des élus, c’était la dernière séance ! Ils ne seront pas dans le prochain conseil communautaire ! Quant aux candidats aux élections municipales, la plupart font l’impasse sur la communauté ; au mieux, ils parlent de la communauté… pour annoncer qu’ils y défendront les intérêts de leur commune ! C’est voir l’avenir par le petit bout de la lorgnette. Comme disait de Gaulle, ils préfèrent leur petite cuisine sur leur petit réchaud. Et pourtant, les élections municipales seront aussi intercommunales.

Sans faire danser l’anse du panier, il est donc possible pour notre communauté d’envisager l’avenir avec sérénité. Cela suppose une réflexion collective qui engage les élus et tous les habitants. Par exemple sur un projet alimentaire de territoire, sur la mise en œuvre concrète des actions inscrites au PCAET, ou encore sur un atlas de la biodiversité (au-delà de la zone natura 2000 de la vallée de l’Arz)

Vote par procuration : ne tardez pas

Si vous êtes absent pour les élections municipales de ce mois de mars, vous pouvez donner procuration à un autre électeur de la commune qui votera pour vous au bureau de vote.  La procédure est simple mais il ne faut pas tarder! Le premier tour a lieu dimanche 15 mars; le deuxième tour, si nécessaire, est fixé au 22 mars. Vous pouvez donner procuration pour les deux tours si vous êtes absent les deux dimanches ou pour l’un des deux. Continuer la lecture de Vote par procuration : ne tardez pas

Des questions d’environnement au conseil communautaire

Les finances (Comptes administratifs et Débat d’orientation budgétaire) étaient le plat de résistance du conseil de Questembert Communauté de février. On y a aussi évoqué la boucle de randonnée. Ainsi que des questions d’environnement, avec le vote sur le SRADDET (Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires).

Le SRADDET, c’est quoi donc ?
Derrière ce sigle imprononçable, vous trouvez un document passionnant qui définit les orientations de politique territoriale à l’échelle de toute la Bretagne notamment sur les déchets, l’habitat, les mobilités, le climat, l’environnement, l’énergie, la qualité de l’air et les grandes infrastructures.

Toutes les régions ont été invitées à élaborer un SRADDET dans le cadre de la loi NOTRe. Et la Bretagne a construit le sien à travers une large consultation des acteurs du territoire, en partenariat aussi avec les services de l’Etat. C’était la démarche Breizh Cop. Le document entier fait 250 pages ! Mais on peut en avoir une bonne approche avec le dossier de presse , ou dans l’Avis Régional, publication du CESER, (numéro de mars 2019, pages 4 à 10.)

Le même numéro parle aussi des centres-villes et centres-bourgs : Réinventons les centralités pages 10 à 16. Une lecture utile pour ceux qui se plaignent du peu d’animation de notre centre-ville.

Le SRADDET pour notre territoire

Les intercommunalités devront suivre les orientations définies par le SRADDET pour les documents d’urbanisme, le PCAET et pour la politique déchets. Le conseil devait donc émettre un avis sur le SRADDET. Difficile pour les élus de s’approprier cette démarche complexe, d’autant qu’ils n’ont guère été associés à son élaboration, malgré les propositions de la Région. Ainsi à Elven, ce ne sont pas les élus seulement qui ont été conviés au débat : la ville d’Elven a organisé un atelier citoyen ouvert à tous.

Pour se prononcer, les conseillers communautaires n’ont eu que les 4 pages de la note de synthèse (le point n° 21) qui ont été présentées oralement par René Danilet.

On en retiendra quelques points essentiels. Le SRADDET de la Région Bretagne, arrêté le 28 novembre 2019, définit 5 grands axes :

  • Raccorder et connecter la Bretagne au monde
  • Accélérer la performance économique par les transitions
  • Faire vivre une Bretagne des proximités
  • Une Bretagne de la sobriété
  • Une Bretagne unie et solidaire

Sur ces objectifs, la note adressée aux conseillers montre une adhésion formelle au projet, mais une adhésion assortie de multiples réserves. En résumé, tout ça c’est bien, mais ça va pas être possible !

Ainsi, l’exigence affirmée de réduire la consommation d’espaces agricoles ou naturelles est vue comme un handicap : « l’arrêt total de la consommation d’espaces agricoles et naturels revient à rendre nos territoires moins attractifs encore et fait peser des craintes sur l’avenir des territoires ruraux, leurs services et leurs écoles. »

Ou bien encore, « les règles qui s’imposeront aux documents d’urbanisme vont percuter des choix qui ont été faits pour la GEMAPI (Gestion de l’eau et des milieux aquatiques) : la compétence GEMAPI est aujourd’hui déléguée sur notre territoire à 3 organismes différents qui interviennent sur des bassins versants différents, avec des problématiques et des plans d’action différents. Il paraît alors complexe de leur demander de s’engager sur des programmes d’actions s’inscrivant dans le cadre temporel et organisationnel préparé à l’occasion de l’élaboration des documents d’urbanisme. »

Ce dernier point montre que dans ce domaine notre Communauté aurait dû s’emparer volontairement de ces politiques. Comme je le disais au conseil communautaire du 10 décembre 2018.

Le PCAET (Plan Climat Air Energie Territorial) élaboré par la communauté s’inscrit assez bien dans les orientations du SRADDET… mais là encore, que de réticences !

Une remarque ici : « La stratégie du PCAET de Questembert Communauté votée en février janvier 2019 vise à atteindre les objectifs fixés dans la Loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte du 17 août 2015, » dit la note de synthèse.

Si vous allez voir le compte-rendu du conseil de janvier 2019 (la délibération n°7 page 4), vous lirez ceci : « La proposition de plan d’action sera présentée à la population au printemps avant validation finale par le Conseil Communautaire. … les membres du Conseil communautaire, valident à l’unanimité les orientations de la stratégie énergétique, et demandent de privilégier la communication auprès du public et concitoyens sur la présentation du plan d’actions.« 
Avez-vous vu une présentation publique du plan d’actions?

Retrouver l’enthousiasme pour les grands sujets

Évidemment, la délibération n’a pas provoqué de grands débats ; elle a été adoptée. Pourtant, sur un sujet qui devrait mobiliser fortement tous les élus, et tous les citoyens. Le conseil communautaire qui sera renouvelé après les municipales devra redonner du souffle au débat à l’échelle de tout notre territoire.

Tous les cheminements doux ne mènent pas au bourg

Le conseil communautaire du 24 février a validé l’achat de 3 parcelles nécessaires à la boucle de randonnée (ex boucle équestre) inscrite au PLUi. Une boucle de randonnée, soit, mais qu’y a-t-il de prévu, concrètement, pour le « développement des itinéraires modes doux pour la pratique utilitaire » ?

Boucle de randonnée, boucle équestre

Au temps où les élus questembertois rêvaient de « cité équestre », ils avaient insisté pour inscrire dans le PLUi un itinéraire dédié à la pratique du cheval. Les représentants des autres communes ont rappelé que la pratique de la randonnée équestre était assez largement minoritaire par rapport à la vie quotidienne des habitants qui vont le plus souvent sur leurs deux jambes. La boucle équestre a donc été rebaptisée boucle de randonnée.

Acquérir des emplacements réservés

La boucle de randonnée passe sur des parcelles privées. (Voir ici le détail du parcours). Pour la réaliser, il faut donc soit passer des conventions (mais elles sont révocables), soit acquérir les parcelles, à l’amiable quand c’est possible ou en allant jusqu’à l’expropriation (possible puisqu’un intérêt général a été affirmé à travers cet emplacement réservé.)

Une vue globale de la boucle de randonnée

Le conseil a donc validé l’acquisition de parcelles que traversera la boucle de randonnée. Et, comme peuvent le demander les propriétaires, la collectivité n’achète pas seulement l’emprise prévue pour le cheminement, mais la parcelle dans son ensemble. Que faire ensuite de ces parcelles ? Si elles ont une valeur agricole reconnue, il sera facile de revendre la partie non utilisée ou de la proposer à la location. Sinon, elles pourront fournir du bois de taillis pour le développement local de la filière bois qui est inscrit dans les orientations du PCAET (Plan Climat Air Energie Territorial) Voir le point 14, page 10, du compte-rendu du conseil communautaire de septembre 2019) . Dans d’autres cas, elles pourraient être entretenues par écopâturage.

Les parcellles 84 et 79 à Kerpage
La parcelle 31 entre La Croix Gal et le Sendoué

Des cheminements doux pour la pratique utilitaire

En 2018, Questembert Communauté et Arc sud Bretagne (la Communauté Muzillac/La Roche-Bernard) ont fait réaliser une étude sur un plan de mobilité rurale. Parmi les actions préconisées, certaines ont fait l’unanimité (voir la page 10), par exemple la mise en place d’un réseau de circulation modes doux sécurisé et cohérent.

Malheureusement, ces orientations n’ont pas été concrétisées dans des emplacements réservés au PLUi. Certains élus craignaient que cela n’entraîne des acquisitions coûteuses. En fait, on voit à travers les trois délibérations de conseil que les prix négociés sont à peu près au niveau du prix des terres agricoles.

Un chantier pour le prochain conseil communautaire

Le prochain conseil communautaire devra remettre l’ouvrage sur le métier et sans doute revoir la question des cheminements doux pour la vie quotidienne et pas seulement pour la randonnée de loisir. Même si c’est très important pour l’attractivité touristique… et pour la santé.