Les résultats sont tombés : pourtant passionnée, la déclaration d’amour n’a pas rencontré l’écho espéré. Sans vraie surprise. Mais pourquoi n’est-ce pas surprenant?

Une passion triste
Comment séduire l’être aimé, fût-il une petite ville, en lui trouvant tant de défauts ? Une ville dortoir qu’il faut sortir de sa léthargie, une ville triste, dépossédée de sa richesse. Une ville criblée de dettes, sans ressources pour se refaire un avenir. Une ville ravagée par l’insécurité. Un maire accusé d’être un « escrologiste » sectaire. Et sans vision.
L’amour vache
Pour se faire aimer en retour de l’objet aimé, il faut aussi se faire un peu aimable et montrer un visage avenant. Et c’est raté!
Se voir dans ses yeux
Oui, il faut sans doute que les habitants se reconnaissent dans la liste qui leur est proposée, que les uns et les autres soient des partenaires habituels de la vie de tous les jours, qu’ils en partagent les plaisirs et les peines. De façon à rassembler dans un projet commun. Comment se fait-il que si peu de candidats de la liste qui prétendait S’épanouir dans un Questembert participatif, citoyen et durable aient accepté de repartir? Pourquoi a-t-il fallu supplier les Questembertois, sans grand écho, et finir en présentant 5 couples (Monsieur/Madame), et deux duos parents/enfants?
Brimé, menacé?
Et voilà que ce vendredi 27 mars, en commentant sa démission, le chef de file de 2020 vient se plaindre d’avoir été maltraité pendant le mandat précédent. Oui, je me rappelle l’intervention d’un autre opposant qui lui dit vertement : « Tu vas arrêter de nous faire suer. » Il avait dû agacer un peu tout le monde. Une autre fois, au conseil communautaire, il se lance dans une diatribe contre le fonctionnement et la tarification du service déchets, le vice-président donne tous les éclaircisseements nécessaires, démontant point par point l’argumentaire… et à la fin tout le conseil communautaire applaudit la réponse.
Et aujourd’hui, il affirme, cité par Ouest-France, « avoir subi des attaques personnelles, des ragots, des mensonges sur des propos que je n’ai jamais tenus. […] Certaines de ces personnes étant encore au conseil municipal, je considère que de tels agissements pourraient mettre en danger ma sécurité.
» Mettre en danger sa sécurité? Qu’il se rassure, il n’y a pas à Questembert de Tontons Macoutes.
Il ne craint rien du tout. Si, il devrait craindre le ridicule, mais le ridicule ne tue pas.
