Ça va pas être possible

Des amis et des proches me parlent du vote utile pour faire barrage à l’extrême-droite, d’emboîter le pas pour construire en commun un autre monde possible. Eh bien, non, ça va pas être possible. Comme les vieilles bêtes, qui retrouvent chaque soir leur coin de l’étable, je vais rester à ma place : membre du PS depuis 1977, je vais voter pour la candidate de mon parti, je vais voter pour Anne Hidalgo.

Une voix qui ne comptera pas ?

Une voix qui ne comptera pas ? Probablement. Comme ma candidature en 1993 dans la 4ème circonscription du Morbihan ! Et pourtant, quelque temps après en 1995, avec une liste de gauche, nous remportions la mairie ; deux ans plus tard, en 1997, je me trouvais au second tour face à Loïc Bouvard dans la 4ème circonscription… Une étape vers la victoire de Paul Molac en 2012. Je reste attaché aux valeurs sociales et démocrates et c’est dans la candidature d’Anne Hidalgo que je les retrouve le mieux.

Pourquoi et pour qui devrais-je y renoncer ?

Pour l’union de la gauche ? En me ralliant à une mouvance qui a trop souvent refusé d’y participer. Empêchant ainsi que les citoyens bénéficient des avancées possibles. Je n’aurai pas la cruauté de rappeler des souvenirs lointains. Restons-en aux élections municipales, régionales et départementales. Quel a été le comportement de LFI aux municipales à Rennes ? À Brest ? À Nantes ? Et je vous laisse voir ce qui s’est passé pour les Régionales et les départementales.

Trop de désaccords de fond

Le plus criant concerne la position vis-à-vis de Poutine, de la guerre en Ukraine. Les clarifications apportées récemment ne changent pas grand chose au fond. Elles ne font pas oublier la mansuétude pour la Russie, ni la détestation bien connue pour l’Allemagne : peut-on digérer sans hoquet le Hareng de Bismark ?

Pour moi, il n’était pas non plus acceptable de courir après les gilets jaunes ou après les anti-passe sanitaire ou les anti-vax. Avec dans ce cas aussi, des nuances esquissées du bout des lèvres.

Une campagne où tout était bon

Je ne prendrai qu’un exemple de promesse purement démagogique : surfant sur l’affaire McKinsey, le candidat s’engage à ne jamais recourir aux cabinets de consultants. Promesse évidemment intenable, sauf à imaginer un univers parallèle (je n’ai pas dit un autre monde possible).

Beaucoup vont trouver mon argumentaire bien court. Ils auront raison. Mais on est le vendredi 8 avril à 18h.

Votez bien dimanche, selon vos convictions, votre conscience. Sans vous laisser aller au vote révolutionnaire…

2 réflexions au sujet de « Ça va pas être possible »

  1. Bonjour Paul, il y a 10mn j’hésitais encore pour mon vote du 1er tour : vote de coeur ou de raison ? Je garderai la raison pour le 2ème tour!
    Cordialement

    1. Moi aussi, j’ai tardé à m’exprimer publiquement. Vote de conviction, vote sur des valeurs. Et toujours l’espérance… des jours heureux

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