
Ceci est la couverture de la première édition du Petit Larousse illustré (1905) avec la célèbre devise Je sème à tout vent. Tout un programme dont, modestement, je veux m’inspirer pour ce blog personnel : diffuser le plus largement possible des informations, et des réflexions, les rendre accessibles à ceux qui le souhaitent.
La semeuse et la devise
En 1890, l’illustrateur suisse Eugène Grasset reprend un dessin d’Émile Greiber : la devise entoure le dessin d’un pissenlit qui disperse ses graines. Il y ajoute, appuyé sur un grand L, le profil d’une femme qui souffle sur le pissenlit. Le dessin et la devise forment l’emblème des éditions Larousse et symbolisent l’ambition de Pierre Larousse : diffuser le savoir sans limite. C’est l’époque où la IIIème République promulgue ses lois sur l’école obligatoire, sur l’enseignement pour tous, condition primordiale pour accéder à la citoyenneté.

Le savoir, l’encyclopédie
Milieu des années 50, dans une maison, où les livres sont rares, comme dans la plupart des maisons, en un temps où l’école est presque la seule source de savoir, même si déjà la radio apporte une ouverture sur le monde, je suis un enfant avide de savoir, de comprendre. Et je lis tout ce qui me tombe sous la main, aussi bien le Morbihan Éclair du dimanche que Jeunes Forces Rurales, le bimensuel de la JAC. Il y a, dans le grenier, un manuel scolaire de physique-chimie, que je parcours sans y comprendre grand-chose. J’y trouve cependant le schéma qui permet de réaliser à la main un fusible ! (d’où vient l’expression péter les plombs). C’est très intéressant, car nous venons d’avoir l’électricité, et je lis. Je suis avide de savoir, et j’admire tout ce qui me l’apporte, et tous ceux qui me l’apportent. D’où me vient sans doute aussi l’envie de transmettre, de partager les connaissances.

Des informations, des réflexions
J’en ai fait mon métier : enseigner, c’est passer le savoir. Et d’un certaine façon, je continue aujourd’hui à travers ce blog personnel. Ma démarche parfois déplaît. Je serais un donneur de leçons. Ah bon ? eh bien qu’on m’apporte la contradiction, avec des faits argumentés. Il faut d’abord des informations, car il ne peut y avoir de débat, de réflexion, de confrontation des points de vue que si on se met d’accord sur des faits.
L’effet Dunning-Kruger
Se mettre d’accord sur les faits suppose aussi de la modestie, assez pour accepter le regard de l’autre sur la réalité, pour accepter l’expertise des spécialistes. En somme se garder de l’effet Dunning-Kruger : celui qui ne sait pas croit savoir, celui qui sait mesure l’étendue de son ignorance. En effet, l’ignorance engendre plus fréquemment la confiance en soi que ne le fait la connaissance. Pour ma part, cela me conduit à vérifier mes informations… auprès des sources les plus sûres.

L’homme qui murmurait à l’oreille…
Certains ont voulu me prêter ce rôle d’éminence grise, de conseiller occulte, ou même d’inspirateur. Eh non, je n’ai ni le talent ni l’ambition de murmurer à l’oreille des chevaux, ou du qui que ce soit, fût-il le maire. Je ne murmure pas, je parle à haute voix et je m’adresse à tous. Oui, je veux semer à tout vent, partager avec mes concitoyens les savoirs que j’ai pu acquérir à travers mes expériences et mes recherches.
