Le Barbier de Séville à l’Iris Cinéma

Nouvelle séance de la série du programme l’opéra au cinéma proposée par l’Iris Cinéma, ce vendredi 10 à 20h et samedi 11 à 14h, le célèbre opéra de Rossini Le Barbier de Séville.

Un chef d’œuvre tiré d’un chef d’œuvre

L’opéra de Rossini est sans doute un des plus populaires de tout le répertoire. Adapté de la pièce de Beaumarchais, Le Barbier de Séville ou la précaution inutile, jouée en 1775, l’opéra-bouffe de Rossini a été créé en 1816 : une première représentation qui tourna au désastre… avant de devenir un triomphe jamais démenti.

Une histoire rocambolesque

A Séville, au XVIIIe siècle. La belle Rosine tombe amoureuse de Lindor qui lui chante des sérénades séduisantes; sous le masque se cache le Comte Almaviva. Mais la belle est sous la garde sourcilleuse de son tuteur, le vieux Docteur Barholo, qui compte bien, avec l’aide du sinistre Don Basilio, lui imposer le mariage. Heureusement Rosine et son amoureux vont avoir le soutien de Figaro, le barbier : plein d’astuce, Figaro va réussir à tromper le barbon et son sinistre acolyte.

Des airs qui vous trottent dans la tête

Nous en connaissons un bon nombre. Outre l’ouverture, pastichée par les Quatre Barbus dans les années 50 (voir ci-dessous), tout le monde ou presque reconnaîtra sans doute ceux-ci :

  • Eco ridente in cielo, à la première apparition de Lindor Voici souriante dans le ciel, la délicieuse aurore qui apparaît et vous n’êtes pas encore éveillée; comment pouvez-vous dormir encore?
  • Largo al factotum, Figaro entre en scène! Figaro-ci, Figaro-là
  • Una voce poco fa, Rosine chante son amour naissant : Il y a peu, une voix a résonné dans mon cœur; mon cœur est maintenant blessé, et c’est Lindor qui l’a frappé.
  • La calunnia è un venticello, l’air de la calomnie, un véritable traité distillé par le sinistre Don Basile.
https://www.youtube.com/watch?v=9N5woKleJco

L’air de la calomnie en Français

La calomnie est un petit vent
Une petite brise très gentille
Qui, imperceptible, subtile,
Légèrement, doucement,
Commence, commence à murmurer.
Piano, piano, terre à terre,
À voix basse, en sifflant,
Elle glisse, elle glisse
Elle rôde, elle rôde
Dans l’oreille des gens
Elle s’introduit, s’introduit adroitement
Et les têtes et les cervelles
Étourdit et fait gonfler.
En sortant de la bouche
Le tapage va croissant,
Il prend force peu à peu,
Vole déjà de lieu en lieu,
Il ressemble au tonnerre, à la tempête
Qui au cœur de la forêt
Va sifflant, grondant,
Et vous glace d’horreur.
À la fin elle déborde et éclate, se propage, redouble,
Et produit une explosion
Comme un coup de canon,
Comme un coup de canon,
Un séisme, un orage,
Un tumulte général
Qui fait retentir l’air.
Et le pauvre calomnié,
Humilié, piétiné
Sous le fléau public,
Par grand malheur s’en va crever.

Pratique
Vendredi 10 à 20h et samedi à 14 h
Tarif 14€ (Tarif réduit sur place 18 ans, étudiants et demandeurs d’emploi 8€)
Réservations en ligne ici.

Populaire au point d’être pastiché

Les 4 Barbus chantent l’Ouverture du Barbier de Séville (1954)

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