Déchets en circuit court (2)

Dans mon premier billet sur les déchets, j’ai posé la question des tontes de pelouse. Quelques observations récentes me conduisent à en écrire un second, sur les tailles de haies, les petits branchages… et sur les dépôts sauvages.

Merci du cadeau

Sauvages est le mot juste quand vous découvrez au bord d’une route un monceau d’emballages de gros électro-ménager. Il est vrai que dans mon circuit habituel de balade, j’ai déjà eu l’occasion de trouver une cuve à fioul et j’en avais raconté l’histoire.
Des découvertes de ce genre, on en trouve tous les jours sur les bas-côtés ou dans les fossés le long des routes : des cartons à pizza par-ci, une bouteille plastique ou une canette de bière par là, ou même le carton complet. Incivilités courantes. Parfois, il y en a plus, particulièrement dans des endroits accessibles, mais un peu à l’écart. Et là, c’est un choix délibéré. Comme s’il n’y avait pas de lieux prévus pour y déposer ses déchets, en plus bien sûr du ramassage à domicile des ordures ménagères et des emballages dans les sacs jaunes.

Les déchetteries sont ouvertes
Entre l’Épine et Kervault, c’est ouvert tous les jours… sauf le dimanche. Il est vrai qu’il faut une carte d’accès, que reçoivent tous les ménages de Questembert Communauté en même temps que leur poubelle à OM. Ah, c’est vrai, c’est seulement 15 passages par an inclus dans votre redevance, et au-delà c’est 10€. Lorsque Questembert Communauté a décidé de limiter à 15 par an le nombre d’entrées gratuites dans les déchetteries, certains ont protesté : c’était injuste, les dépôts sauvages allaient exploser, etc. Qu’importe qu’en moyenne, le nombre de passages est inférieur à 10 par an (ça, je veux pas le savoir). Ne me dites pas que la déchetterie est trop loin: dès que vous avez chargé votre véhicule, le déplacement ne sera pas beaucoup plus long que pour trouver le coin tranquille pour déverser vos ordures.

Le cas des tailles de haies
S’il est facile d’utiliser ses tontes de pelouse (paillage, compost), c’est plus compliqué pour les tailles de haies. Pas une raison pour s’en débarrasser au coin d’un bois. Il existe à des prix raisonnables des broyeurs de branches qui transforment vos tailles en BRF (bois raméal fragmenté), idéal pour le paillage et un bon amendement pour votre sol quand il se décompose. Un broyeur, ça peut s’acheter à plusieurs, comme beaucoup d’agriculteurs le font pour les gros matériels achetés en commun dans les CUMA.
Certaines collectivités proposent à la location des broyeurs plus puissants ou bien remboursent une part du coût de location auprès des professionnels. En tout cas ça éviterait de trouver des tas de branches ici et là.

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