Des livres pour les enfants

Dès l’ouverture du salon du livre de jeunesse, samedi à 10h, la foule était là, les enfants tiraient leurs parents pour les amener à la rencontre des auteurs et faire dédicacer leur livre. Deux jours en bouquet final d’une période d’échanges intenses dans les écoles et les 13 médiathèques entre les enfants et les écrivains, dessinateurs, illustrateurs qui produisent des oeuvres dédiées à la jeunesse.

Inauguration : les auteurs et autrices avec les élus qui portent le projet

Un rendez-vous annuel
Annuel, c’est un point important, car le salon s’adresse d’abord à l’enfant et, d’une année sur l’autre, l’enfant change à toute vitesse. C’est pourquoi, l’idée de proposer ce rendez-vous tous les deux ans était vraiment à côté de la plaque : une biennale, ça pouvait faire chic, mais c’était un échec assuré ; comme si on laissait en jachère le terrain fertile de l’intelligence enfantine.
Dans leurs interventions, Boris Lemaire, son adjointe Sylvaine Texier, Patrice Le Pehnuizic, président de Questembert Communauté, Serge Lubert, vice-président en charge de la culture, ont insisté sur l’engagement de toutes les communes, des médiathèques, des libraires, des écoles et maintenant des collèges, dans cet événement autour du livre et de la littérature jeunesse, un événement qui est désormais emblématique de notre territoire.

Dans leurs allocutions inaugurales, les élus (S. Texier, adjointe, B. Lemaire, P. Le Penhuizic, président Questembert-Communauté, S. Lubert (VP à la culture) ont souligné l’importance du salon du livre pour l’épanouissement des enfants et le rayonnement du territoire.

La bataille de l’attention
Loin de l’instantanéité fugace du numérique, le livre qu’on lit, qu’on relit, redonne de la lenteur, du temps, pour comprendre, pour se nourrir du savoir, des sentiments, des émotions. Ce que disaient nos élus faisait écho pour moi aux échanges entre Cédric Villani et les collégiens/lycéens lors du débat sur l’intelligence artificielle mercredi à Malansac : le numérique dans sa version la plus puissante, l’IA, peut être un outil, qu’il faut maîtriser, un danger dont il faut se prémunir… par la réflexion personnelle, par l’approfondissement des connaissances. Voir le compte-rendu très bien fait qu’en a donné JF Berger dans OF.

Des rencontres pleines de richesse
Les deux jours de salon, qui sont ouverts à tous, sont l’aboutissement de toute une série de rencontres entre les professionnels de la littérature jeunesse et les écoliers des maternelles et primaires. Depuis l’année dernière, les collèges du territoire y participent également. Les 15 et 16 mai, 94 séances ont été organisées dans les écoles et les médiathèques. Comme Annie Montel, autrice/illustratrice à La Vraie-Croix ou l’illustratrice jeunesse Alessandra Marsili à Limerzel. Des expériences qui marquent durablement comme l’ont rappelé Boris Lemaire et Serge Lubert : leurs enfants, aujourd’hui adultes, ont gardé en mémoire ces moments privilégiés de rencontre avec l’écriture, l’illustration, la création artistique.

Deux jeunes lecteurs comblés : vite, on s’installe sur un coffret, adossés au pilier, et on lit avec passion.
Le salon du livre pour des enfants heureux.

Des chèques-livres de 10€
Chaque écolier a reçu dans son école maternelle ou élémentaire un chèque livre de 10€ à présenter dans les 4 librairies présentes au salon. Ces 2 250 chèques-livres sont offerts par Questembert Communauté qui finance aussi les interventions dans les écoles. Au total, QC apporte un peu plus de 30 000€ au financement du salon du livre, le reste de la dépense incombant à la Ville de Questembert qui pilote l’opération pour un budget total d’environ 80 000 €.

L’illustratrice Léna Mazilu dédicace le beau livre Écoute les oiseaux. Pour elle, comme pour tous les auteurs/autrices, les enfants se pressent dans la file d’attente.

Le salon du livre de jeunesse a été créé pour l'ouverture de la nouvelle médiathèque en 2001. Deux articles pour en revoir l'histoire
- en 2015, il a failli s'étioler dans une biennale Salon du livre de jeunesse, dernière édition. expertise de l’expert en hydrologie.
- en 2022, il redevenait annuel sous l'impulsion de Boris Lemaire Salon du livre de jeunesse, le retour.

Les retombées économiques de la culture
À l’heure où des villes, des régions (Les Pays de la Loire, près de chez nous) pratiquent des coupes budgétaires drastiques, il est bon de rappeler que l’offre culturelle contribue à la dynamique de tout un territoire, à travers les externalités positives, comme disent comme disent les économistes. J’avais évoqué le sujet dans cet article de 2012 L’apport économique de la culture. Une réalité mieux vérifiée que la théorie du ruissellement qui prétend que l’accumulation de capital chez les plus riches favorise la croissance et bénéficie à terme aux plus pauvres.

Une vidéo pour expliquer simplement
La parabole des tuileries

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