Le film était diffusé le 1er janvier sur la chaîne 18, mais si ça vous a échappé, vous n’avez pas manqué grand chose : Les Communaux, trop, c’est trop, c’est un navet de compétition, qui peine à surpasser le prequel de cet opus, Les communaux, ces héros. (Si ça vous dit, allez voir cette critique).
Ressasser des clichés éculés
Inutile d’approfondir l’analyse de cette production. Une commune mal gérée par un maire bling-bling (les maires gèrent mal, c’est bien connu) qui a laissé gonfler les effectifs du personnel communal, par facilité paresseuse et clientélisme car c’est toujours par piston et favoritisme que les maires recrutent les employés communaux. Et bien sûr, les employés municipaux sont des glandus déconneurs. Tout cela grossièrement ravaudé dans un scénario décousu, succession de blagues bien lourdes.
Des bons à rien, des parasites, au mieux, inutiles, au pire, saboteurs de toute évolution : pour eux, rien à attendre sauf à adopter comme solution (finale?) la tronçonneuse du président argentin Mileil, celle qu’il a offerte à Elon Musk

Créateurs de richesse
La comptabilité des communes prévoit une procédure qui permet de mesurer la valeur des travaux réalisés par les employés communaux : les travaux en régie. Par exemple, lorsque les plombiers, électriciens, peintres, maçons (oui, ils sont qualifiés), sous la direction de leur responsable réalisent un chantier de A à Z, leur temps de travail, auquel on ajoute les achats de matériaux et matériels, est valorisé comme un investissement, un bien durable. Pour l’année 2025, cela représente 210 K€.

Producteurs de bien-être
Mais le travail du personnel du restaurant scolaire, de la cuisine, au service et à l’accompagnement des enfants ne se mesure pas de cette manière. Les services comptables de la commune calculent avec précision (les chiffres sont vrais, ils ne sont pas faux) ce que coûte chaque repas, ils peuvent donner la participation des familles et mettre en lumière ce qui est pris en charge par la collectivité. La même démarche vaut pour l’accueil périscolaire ou la crèche municipale. Et puis il y a tous les services rendus aux Questembertois sans qu’il y ait contrepartie directe; ils sont payés par vos impôts communaux et par les dotations de l’Etat (et de la Caisse d’Allocations Familiales). Par exemple, l’entretien des voiries, la surveillance de la police municipale. Ou encore l’appui matériel aux initiatives des associations. On peut dire que leur travail consiste à nous rendre la vie plus facile, plus agréable, tout ce qui nous fait aimer Questembert.
C’est pourquoi je vous propose de vous associer à moi pour présenter à nos communaux nos plus beaux vœux pour l’année 2026 : on leur souhaite la santé, le bonheur personnel et familial, la réussite dans leurs projets personnels et professionnels.
Le sujet des personnels communaux et intercommunaux est central selon moi : un maire ne peut pas réussir dans son projet s’il n’entraîne pas avec lui les agents du service public. Je l’ai vérifié d’expérience, et aussi observé ailleurs. En juillet 2014, j’avais fait un billet sur les Ressources humaines ; j’en ai écrit plusieurs autres comme celui-ci sur le recrutement Recruter, pourquoi ? comment ? Si vous voulez en voir plus, tapez le mot personnel dans l’outil de recherche.

