Bonne année 2026

L’horizon est bien sombre, le monde gronde d’orages menaçants. Et pourtant, je vous souhaite, je nous souhaite une bonne année 2026. Parce que le pire n’est jamais sûr, parce que la force de notre espérance nous oblige. Ne cédons ni à la peur, ni à la haine, n’écoutons pas les sirènes morbides des prophètes de malheur. Comme l’écrivait, en 2020, Barak Obama dans son livre Une terre promise : « nous gardons quelque emprise, et par conséquent une responsabilité sur notre propre destin. »

Je ne suis pas le ravi de la crèche
Oui, le santon provençal qui est toujours content, qui s’émerveille de tout, ce n’est pas moi : j’ai les yeux grands ouverts sur le réel et j’en perçois la tristesse. Les inégalités me révoltent, la bêtise m’attriste, le mensonge m’énerve, la mauvaise foi m’écœure. Ceux qui font leurs choux gras de la peur et de la haine me font vomir Mais de connaître la réalité m’insuffle l’énergie de lutter, à ma place, à ma mesure, pour changer – un peu – le monde. Et quand je vous souhaite une bonne année 2026, c’est bien sûr en formant des vœux de bonheur, de santé, de réussite dans vos projets, mais c’est aussi pour vous inviter à partager l’audace de l’espérance. En nous inspirant de la phrase de René Char, dans La Parole en archipel : Le réel quelquefois désaltère l’espérance. C’est pourquoi contre toute attente, l’espérance survit.

Wendelin Jacober, https://pxhere.com/fr/photo/126865

Tyrolienne haineuse
C’est vieux comme mes robes (ou, en gallo, comme les mirotes, c’est-à-dire, les hannetons, ne me demandez pas pourquoi), mais ça permet de commencer l’année avec une chanson? La Tyrolienne haineuse par les Quatre Barbus, groupe vocal qui a chanté de 1938 à 1969.

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