
Jacky Chauvin a participé, lundi 23 février, à son dernier conseil municipal. Boris Lemaire a tenu a lui rendre hommage. Le conseil et le public l’ont applaudi chaleureusement. Tenons pour négligeables ceux qui ne se sont pas associés à cet hommage, incapables de reconnaître la force tranquille de l’engagement de Jacky au service de la commune et des habitants. Prenons un peu le temps de dresser un bilan de ces trente années.
Adjoint à l’environnement
Dès notre premier mandat (1195), Jacky Chauvin assure la responsabilité des questions environnementales. Avec une première ambition, améliorer la collecte et le traitement des déchets. Je ne vous parlerai pas ici de la décharge contrôlée de l’Epine. Tellement contrôlée qu’on y trouvait à peu près n’importe quoi. Aidé de son complice Jean-Paul Brangeon, il va persuader les élus du SIVOM (syndicat intercommunal des cantons de Questembert et Rochefort-en-Terre) de mettre en place le tri sélectif, des points d’apport volontaire, pour le verre, le papier, les emballages. Une première étape qui aboutira sous la présidence de François Hervieux, maire de Malansac, président du SIVOM, à la création de la redevance incitative qui nous permet aujourd’hui de payer nos déchets 20% moins cher que la moyenne française. (voir le rapport 2024).

Déjà Célac!
1995 : l’étang creusé au milieu des années 70 s’est peu à peu envasé. Que faire ? il n’y avait que deux choix : laisser les choses se faire et accepter le comblement naturel ou faire un curage. La solution retenue est de pomper les sédiments et les refouler en amont du Pont-à-Tan sur une zone humide. Une solution qui était possible à l’époque. Mais dans le même temps, Jacky Chauvin propose qu’on imagine la reconquête des prairies de fauche qui existaient entre la queue de l’étang et le Pont-à-Tan. Avec un groupe d’élèves de Kerplouz, il conduit une étude qui prévoyait la recréation de mares et des cheminements d’observation à travers le marais. Faute de ressources financières, le projet est abandonné. Mais la réflexion a continué autour du projet Coulée verte. (Voir aussi dans notre projet 2014 La Coulée verte, c’est bien pour les humains et pour la biodiversité.)
Rappel : avant le creusement de l'étang, il existait une retenue d'environ 2500m² pour le fonctionnement du moulin. Voir ici Zones humides, zones inondable, Histoires d'eaux 13.
Des histoires d’eaux
Jacky a aussi été un délégué de la commune au SIAEP (Syndicat intercommunal pour l’eau et l’assainissement); il en a été le président entre 2001 et 2014. Il est un acteur principal des gros chantiers comme la mise en séparatif des réseaux Eaux usées/Eaux pluviales. La première tranche (1996-1997) a concerné le centre ville à partir de la place du Marchix jusqu’autour des Halles et les travaux se sont enchaînés ensuite jusqu’au renforcement de la station du Maguéro et à la transformation de la station du Pont-Plat en poste de relevage des eaux usées. En 2007, on arrive enfin à la dernière étape… qui dure 4 ans! Voir Réfection des réseaux en centre-ville;


Été 1995, nouvellement élu, je reçois une convocation d'un juge d'instruction pour mise en examen : pollution du Tohon par la station d'épuration du Pont-Plat qui déborde souvent lors des fortes pluies. Les études ont commencé pour corriger les dysfonctionnements et je bénéficie d'un non-lieu.
Les tarifs de l’eau
Comme président du SIAEP, Jacky Chauvin a persuadé les élus du comité syndical d’adopter la tarification progressive :
– l’eau essentielle, de nécessité, facturée au plus bas (chez nous 30 m3)
– l’eau utile (chez nous, de 30 m3 à 200 m3)
– l’eau de confort (au-delà de 200 m3, et il y a des tranches supérieures)
C’était innovant à l’époque : quand, en 2012-2013, il avait évoqué cette tarification en préfecture devant les élus d’Eau du Morbihan et les services de l’État, cela avait surpris. Alors que c’est plus juste, plus solidaire et que cela incite à l’économie. Surprenant au point que le président Macron en 2023 (10 ans après nous!) annonce la généralisation de la tarification progressive de l’eau!
« Les premiers mètres cubes sont facturés à un prix modeste, proche du prix coûtant » et « ensuite, au-delà d’un certain niveau, le prix du mètre cube sera plus élevé, et c’est normal pour les consommations que j’appellerai de “confort”, pour inciter à la sobriété », a défendu le président de la République, en s’appuyant sur des expérimentations territorialisées. (article du Monde 5 avril 2023)
Un exemple de facture
Ci-dessous une facture type à 120 m3. (Pas facile à lire, il faudrait faire un effort de communication!)
– 2 grandes parties la part délégataire (pour SAUR, VEOLIA, AQUALIA) et la part collectivité (le SIAEP), et dans les deux cas une première ligne, l’abonnement à 17€ + 53 €
– une consommation de 120 m3 et l’on voit que les 30 premiers m3 sont facturés à environ 48 € en tout; ensuite les 90 m3 sont facturés à 166 €.

Toujours prêt
Oui, il faut reprendre la devise des scouts pour Jacky qui s’est aussi occupé de la troupe locale des Scouts de France dans les années 80-90. Toujours prêt, il l’était aussi quand, avec Gérard, Jean-Paul et quelques autres, il approvisionnait les buvettes des fêtes de la musique ou des Festives Halles jusqu’à la fin de la fête. Ou quand il préparait le boeuf bourguignon pour nos soirées amicales avec les élus et les sympathisants.
Avec nos applaudissements
Après cette élection municipale, Jacky, tu vas quitter la scène publique, même tu marques ton soutien en étant le 31ème de la liste Questembert 2026 Agir ensemble
pour demain. Alors oui, tu mérites nos applaudissements, tu as montré, tu montres encore que toi, tu aimes VRAIMENT Questembert.

