« On se sent abandonnés par la communauté de communes ; par exemple on est très loin des déchetteries, il faut quinze minutes de route pour évacuer nos déchets verts » Je ne sais pas si d’être loin d’une déchetterie peut expliquer un sentiment de délaissement, mais la question mérite un peu de réflexion. Et peut-être d’imaginer des solutions alternatives.
Catégorie : Regard distancié
Les déconnétables du Déclin
Nous courons à la catastrophe ! La France s’en va à vau-l’eau ! Notre pays a perdu toute crédibilité ! La misère s’abat sur les Français ! Et notre petite ville s’enfonce elle aussi dans la décadence (malgré un bref sursaut entre 2014 et 2020). Pas un jour sans que les prophètes de malheur n’agitent la sonnette d’alarme, mettent en branle le tocsin.
Offrir des logements abordables
Le projet de Questembert communauté, exprimé dans le PADD, prévoit d’offrir des logements abordables. Le mot dit bien la réalité que nous constatons tous : avoir un toit, un droit humain de base, est de plus en plus difficile pour beaucoup, et même presque inaccessible pour certains. Et quel que soit l’intérêt du modèle (je n’ai pas dit système) des tiny houses, il n’est pas possible de se contenter d’en faire la réponse – simple – au problème des personnes qui n’ont pas un revenu très élevé.
Continuer la lecture de Offrir des logements abordablesCommune dortoir?
A y est! la voilà revenue, l’étiquette Ville Dortoir pour notre petite ville. Normal, on est en campagne électorale. Eh oui, comme le souligne le Télégramme, 2/3 des Questembertois n’ont pas d’emploi dans la commune où ils résident. Une situation donnée comme catastrophique qui permet aux docteurs miracles de proposer des remèdes définitifs. Voici quelques notes, pour éclairer le débat, élargir le champ de la réflexion, et permettre aux citoyens (et aux candidats?) de mieux comprendre la question.
Continuer la lecture de Commune dortoir?Le logement, un sujet crucial
Questembert Communauté est en train de refaire son PLUi (Plan Local d’Urbanisme intercommunal) : le plan d’aménagement et de développement durable (PADD) a été présenté au conseil communautaire du 8 décembre et au conseil municipal du 27 janvier. Il est accessible sur le site internet de Questembert Communauté et sur le site de la commune. Planifier l’urbanisme, c’est partir des évolutions démographiques et des réalités du territoire. Les candidats aux municipales évoqueront sans doute les questions d’habitat et de logement. D’où l’intérêt d’apporter quelques éléments de cadrage, au niveau de la commune, de l’intercommunalité, sans s’interdire d’élargir au niveau de la Région et du pays entier.
Continuer la lecture de Le logement, un sujet crucialÉlu local, un métier impossible ?
Élu local, un métier impossible ? Tel était le titre de l’intervention de Christian Le Bart, professeur de Sciences politiques à IEP de Rennes, devant l’assemblée générale de l’ARIC à St-Méen-le-grand. Un titre un peu provocateur, mais une réflexion de fond sur le sens de l’engagement des élus locaux, maires, conseillers municipaux, conseillers communautaires. Une réflexion qui peut être utile aux élus d’aujourd’hui, aux candidats de demain, et à tous les citoyens.
Le coup de pied de l’âne
Ça ne se passe pas chez nous, mais tout près. Dans son édition du samedi 11, Ouest-France consacre une demi-page à Elven, Sur 4 colonnes, le maire, qui a décidé de se retirer, fait le bilan, forcément positif, de ses deux mandats. Et il redit à peu près ce qu’il avait dit au conseil de septembre : « à la place [de mes adversaires] j’aurais déménagé. » Leur faute avait été de se faire prendre, comme quelque 1 500 collectivités ou organismes publics en France, au piège des emprunts toxiques. Bien commode pour disqualifier aussi bien le travail accompli par Marcel Le Boterff et ses équipes entre 1989 et 2014 que la légitimité de futurs candidats. Des élus de cette période ont trouvé indigne cette attaque. Ils ont raison : M. Gicquel ne peut pas ignorer la réalité des emprunts toxiques qui ont déstabilisé bien des mairies, et sa manipulation est infâme.
Faire un vélo, avec une bicyclette volée
L’expression est vieillotte, mais j’y ai pensé tout de suite en lisant le magazine municipal (p. 19) : dans sa tribune, une des oppositions en fait son attaque. Oui, c’est bien ça : faire un vélo, faire toute une histoire, monter en épingle une broutille, l’histoire d’un vélo rouillé, délabré, crevé même, volé au détour d’un chemin. Ah, non, il s’agit sûrement pas d’un voleur de grand chemin, d’un dangereux gangster. Peut-être quelqu’un qui pouvait en avoir besoin, (grand bien lui fasse!), ou alors qui espérait en tirer trois francs six sous sur leboncoin, ou encore, un plaisantin qui, reconnaissant le vélo, a fait une mauvaise farce à son propriétaire.
Continuer la lecture de Faire un vélo, avec une bicyclette voléeMunicipales, faire naître des candidatures
Beaucoup d’élus, beaucoup de maires, ont démissionné au cours du mandat. Plus, semble-t-il que dans les précédents. Au point que certains craignent qu’il n’y ait pas de candidats pour les prochaines municipales. Simone Malville, maire de Larré, a décidé de ne pas se représenter : elle l’avait annoncé dès 2020, mais elle a rappelé qu’à son âge il était temps de passer la main et de se concentrer sur sa vie personnelle et sur sa famille. Personne dans son équipe ne semble prêt à reprendre le flambeau et, pour expliquer le fonctionnement d’une mairie, dissiper les hésitations et susciter des candidatures, elle a invité les habitants à une réunion d’information et de débat sur la vie municipale. Une initiative intéressante qui devrait être adaptée pour d’autres communes ou encore élargie au niveau de la Communauté de communes. Et les habitants ont répondu présent : ils étaient une bonne quarantaine à avoir fait le déplacement.
Si on parlait de commerces ?
Deux boulangers qui arrêtent leur activité, (ouf, une reprise en vue), une photographe qui déménage vers Vannes, la bijouterie qui ferme, le magasin d’accessoires liquide son stock avant fermeture définitive. Notre centre-ville n’est pas florissant, malgré quelques belles réussites. Comment en est-on arrivé là ? Y a-t-il des pistes d’amélioration ? Et puis surtout, la question centrale, que fait la mairie ?
Y a que nous ? Non
Presque toutes les villes, les plus grandes, les plus petites, les villes moyennes connaissent des difficultés comparables. Un rapide coup d’œil sur les quotidiens régionaux le confirme. À Landerneau (Finistère), le taux de vacance commerciale est seulement de 8 %, c’est deux fois moins qu’à Morlaix et trois fois moins qu’à Quimperlé. » (OF 1/10/24). À Hennebont, le taux de vacance (sur les 132 pas-de-porte du centre-ville) diminue, passant de 15 % à 13 % entre 2018 et 2024. (mais 13%!) (OF 13/03/25). La liste est longue des centres-villes à la peine. Questembert est sans doute dans la moyenne.
Mais pourquoi ? M’enfin, c’est évident : il n’y a pas assez de stationnements ; le plan de circulation est minable ; la ville manque d’animations. Voilà ce qui se dit… à Questembert, et à peu près partout.
