Ceci est la couverture de la première édition du Petit Larousse illustré (1905) avec la célèbre devise Je sème à tout vent. Tout un programme dont, modestement, je veux m’inspirer pour ce blog personnel : diffuser le plus largement possible des informations, et des réflexions, les rendre accessibles à ceux qui le souhaitent.
J’ai mis du temps à comprendre ; je voyais fleurir des caricatures, des affiches, des dessins, un peu chargés, avec beaucoup de couleurs (une dominante entre jaune pisseux et orange trumpien). Et puis j’ai compris : au lieu de bricoler soi-même des affiches forcément moyennes, trop banales, ou de solliciter un graphiste, mais ça coûte des sous, il suffit de lancer un prompt sur une Intelligence Artificielle générative. Alors, ça vous fabrique des affiches, quelquefois drôles, souvent médiocres, et même parfois d’une laideur sans complexe. Petit florilège.
Elle est abandonnée, personne ne va plus y plonger le seau pour rapporter l’eau fraîche à la maison, aucun garçon ne s’attarde sur la margelle pour conter fleurette à la jeune bergère. Aucune vache non plus à paître paresseusement l’herbe tendre de la noë. Qui va se soucier de cette fontaine oubliée au fond du vallon du Bodan ?
Pour continuer à propos des conséquences de l’imperméabilisation, il faut aussi s’interroger sur ce qui rend désirables les modèles d’aménagement qui sont dans l’air du temps. Au départ de cette réflexion, un contenu sponsorisé sur le fil d’actualité de mon téléphone, une image qui montre un maison ordinaire avec son petit jardin bien tondu, sa voie d’accès parfaitement goudronnée, et, d’un côté, la naturesauvage, de l’autre, la route, fleuve de bitume.
« On se sent abandonnés par la communauté de communes ; par exemple on est très loin des déchetteries, il faut quinze minutes de route pour évacuer nos déchets verts » Je ne sais pas si d’être loin d’une déchetterie peut expliquer un sentiment de délaissement, mais la question mérite un peu de réflexion. Et peut-être d’imaginer des solutions alternatives.
Nous courons à la catastrophe ! La France s’en va à vau-l’eau ! Notre pays a perdu toute crédibilité ! La misère s’abat sur les Français ! Et notre petite ville s’enfonce elle aussi dans la décadence (malgré un bref sursaut entre 2014 et 2020). Pas un jour sans que les prophètes de malheur n’agitent la sonnette d’alarme, mettent en branle le tocsin.
Le projet de Questembert communauté, exprimé dans le PADD, prévoit d’offrir des logements abordables. Le mot dit bien la réalité que nous constatons tous : avoir un toit, un droit humain de base, est de plus en plus difficile pour beaucoup, et même presque inaccessible pour certains. Et quel que soit l’intérêt du modèle (je n’ai pas dit système) des tiny houses, il n’est pas possible de se contenter d’en faire la réponse – simple – au problème des personnes qui n’ont pas un revenu très élevé.
A y est! la voilà revenue, l’étiquette Ville Dortoir pour notre petite ville. Normal, on est en campagne électorale. Eh oui, comme le souligne le Télégramme, 2/3 des Questembertois n’ont pas d’emploi dans la commune où ils résident. Une situation donnée comme catastrophique qui permet aux docteurs miracles de proposer des remèdes définitifs. Voici quelques notes, pour éclairer le débat, élargir le champ de la réflexion, et permettre aux citoyens (et aux candidats?) de mieux comprendre la question.
Questembert Communauté est en train de refaire son PLUi (Plan Local d’Urbanisme intercommunal) : le plan d’aménagement et de développement durable (PADD) a été présenté au conseil communautaire du 8 décembre et au conseil municipal du 27 janvier. Il est accessible sur le site internet de Questembert Communauté et sur le site de la commune. Planifier l’urbanisme, c’est partir des évolutions démographiques et des réalités du territoire. Les candidats aux municipales évoqueront sans doute les questions d’habitat et de logement. D’où l’intérêt d’apporter quelques éléments de cadrage, au niveau de la commune, de l’intercommunalité, sans s’interdire d’élargir au niveau de la Région et du pays entier.
Élu local, un métier impossible ?Tel était le titre de l’intervention de Christian Le Bart, professeur de Sciences politiques à IEP de Rennes, devant l’assemblée générale de l’ARIC à St-Méen-le-grand. Un titre un peu provocateur, mais une réflexion de fond sur le sens de l’engagement des élus locaux, maires, conseillers municipaux, conseillers communautaires. Une réflexion qui peut être utile aux élus d’aujourd’hui, aux candidats de demain, et à tous les citoyens.