Rendre à César…

Dans le magazine municipal, il faut lire les textes proposés par les minorités, c’est toujours utile d’entendre des points de vue différents. La plupart du temps, on peut se contenter d’en prendre connaissance. Les dernières chroniques dans le magazine municipal n° 23 novembre-décembre (page 17) méritent une attention plus grande.

Au bonheur des associations ?

Les deux groupes de la minorité s’inquiètent du soutien de la municipalité aux associations. Ils ont le droit de le dire. En fait, l’un et l’autre ouvrent ce paravent pour prendre la défense du Comité des Fêtes. Association faux-nez de la municipalité précédente, le comité des fêtes s’est mis en sommeil depuis l’an dernier. Il a même renoncé à organiser la fête d’ Halloween, (non, ce n’est pas le maire qui a annulé la fête). Il faut avoir une bonne mémoire pour se souvenir des « événements populaires organisés par le comité des fêtes. »

Si on parlait du bilan ?

Mais l’un des textes s’ouvre sur les multiples réalisations de l’ancienne majorité. Soit, mettons une nuance cependant: la maison médicale a été une opération privée menée par les professionnels de santé réunis dans l’ASTEQ, une association dont j’avais appuyé la création. Elle est construite sur un terrain acquis par l’Établissement Public Foncier de Bretagne, à la demande de la municipalité que je dirigeais. Il faut savoir rendre à César… une expression qui vient d’une anecdote rapportée par les trois évangiles synoptiques.

Il faut aussi un peu de culot pour se vanter de ne pas avoir augmenté les impôts : la suppression de l’abattement général à la base a eu pour effet mécanique d’augmenter les recettes fiscales de 15 %. Bon, ça ne s’est pas vu… du fait de la suppression de la Taxe d’habitation pour le gouvernement de M. Macron. A lire ici la tribune de nos élus dans le bulletin municipal d’octobre 2017 Taxe d’habitation : + 15 %.

Je laisse chacun se rappeler ce qu’a pu être la contribution de la municipalité de Mme Martin au rayonnement de notre commune. Mais pour faire un retour sur le bilan, je vous invite à relire la série d’articles de Maxime Picard où il confrontait les promesses et les réalisations, avec un récapitulatif complet.

Demander des comptes, confronter les promesses et les réalités

Ce bilan cruel a d’ailleurs été sanctionné dans les urnes. Cependant, il ne faut pas attendre la fin d’un mandat pour demander des comptes aux élus et confronter les promesses et les réalités. Mais alors, donnons-nous collectivement les moyens d’évaluer l’état d’avancement, sans se contenter d’évoquer les « nombreux projets promis pendant la campagne ». Lesquels ? A quelle échéance ? J’ai proposé pour ma part de suivre l’avancée des projets dans cet article Lui, maire, et ses adjoints.

Je reprends ici quelques lignes de l’introduction :

Porter un regard de citoyen, c’est confronter ce qui a été dit, ce qui a été promis et ce qui est effectivement réalisé. Avec exigence – ne pas être un béni-oui-oui – mais sans la hargne ou la haine qui animent certains opposants.

Dans l’article, je listais les grands thèmes de la campagne de la liste menée par Boris Lemaire. Libre à chacun d’y repérer ce qui a été fait, ce qui est en cours, etc.

Parlons d’argent

Eh oui, il y a des financements qui viennent de l’État, de la Région, du Département, de l’Europe. Encore faut-il présenter des projets pour bénéficier de ces cofinancements. Un exemple : aujourd’hui, la municipalité a signé une convention Petites villes de demain qui permettra d’obtenir des cofinancements importants ; dans le mandat précédent, Mme Martin avait refusé d’engager la commune dans l’appel à projets Etat-Région pour l’attractivité des centres-villes. Une chance que d’autres communes n’avaient pas laissé passer

« Mauron, Josselin, et plus près de nous La Vraie-Croix et Noyal-Muzillac ont présenté des dossiers et obtenu des financements importants. Voir ici la liste des derniers projets retenus au 3 juillet 2019. Et citons quelques chiffres :

  • Mauron 700 000 euros
  • Noyal-Muzillac 657 000 euros
  • Lesneven (7250 habitants) 1 100 000 euros

Mais pour bénéficier de ces fonds, encore fallait-il présenter des projets ! Occasions perdues.

Donnons du temps au temps

Oui, il faut du temps pour monter des opérations concrètes, ça ne se fait pas en claquant des doigts. Mais rien ne nous interdit de regarder concrètement comment avancent les choses… et de mesurer! C’est cela aussi un regard citoyen.

2 réponses pour “Rendre à César…”

  1. Adrien M25 novembre 2021 à 19 h 24 minRépondre

    Je vous trouve bien indulgent : puisque le groupe de Mme Danilo veut reparler du bilan de la mandature Nouvel Elan, Mme Martin, nous sommes invités à jeter un regard sur les 6 années perdues pour notre ville et pour la communauté. Ainsi vous auriez pu souligner quelques fortes contributions au rayonnement de Questembert : bien sûr, il fallait se débarrasser de ces Festives Halles « qui n’attiraient plus grand monde », Festi’Mômes tous les deux ans ! (on a vu quelle attente ça a suscité cette année), créer une « biennale du livre » (oh que c’est chic!) au lieu d’utiliser le salon annuel pour la cohérence du territoire. Vous auriez pu citer l’improbable fête de la tomate, la fête gallo-bretonne…
    Quant au coup d’encensoir aux associations, mieux en sourire.

  2. Paul Paboeuf26 novembre 2021 à 15 h 22 minRépondre

    Précisions

    Il ne s’agissait pas pour moi de ressasser des affaires du passé, même s’il faut savoir en garder la trace. Mais, je n’aime pas ceux qui s’approprient le travail des autres ou tout du moins font semblant d’oublier ce que d’autres ont fait avant eux. D’où le titre Rendre à César…

    Cela dit, que les élus d’opposition… s’opposent, c’est normal, c’est sain. Qu’ils aient un avis différent sur les animations par exemple, je le comprends. Dans un éditorial de Questembert Créative et Solidaire, j’avais voulu tracer une sorte de code de conduite Après la défaite, être élu d’opposition, code auquel je me suis tenu.

    De plus, en s’opposant, les groupes de la minorité obligent les élus de la majorité et l’ensemble des citoyens à porter un regard critique sur l’action menée, à faire l’évaluation des politiques locales.

    La lettre de l’ARIC à laquelle je collabore régulièrement a consacré tout un dossier à cette question Evaluer l’action locale, un objectif pour les élus et les citoyens. Tous les articles sont accessibles en ligne, à tous !

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